BIEN VIVRE « LA SOUFFRANCE » DANS L’ÉPREUVE UN JOUR À LA FOI.

 

Le thème de notre année pastorale 2020 est une invitation à la réflexion. C’est une invitation à regarder en face la situation de souffrance que nous fait vivre l’épreuve de la pandémie, individuellement, socialement et humainement. C’est enfin une invitation à dépasser nos peurs qui nous paralysent et à mettre en place des actions concrètes pour dribbler cet obstacle qui semble vouloir nous empêcher de bien vivre. Histoire de sagesse : « Un jour un grand-père dit à son petit-fils : il y a en chacun de nous deux loups, l’un méchant et violent et l’autre doux et bon. Intrigué, le petit-fils demande à son grand-père : qui est le plus fort ? Celui-ci répond : celui que j’alimente ». Il en est ainsi dans notre façon de gérer la souffrance dans notre vie. Dans notre for intérieur, il y aura toujours un combat, une lutte entre le problème et la solution. Vaincra celui que j’alimente. Durant cette pandémie nous devons chercher ensemble la solution. Dès notre naissance la souffrance fait partie de notre vie humaine. Les douleurs de l’enfantement sont vécues tant par la mère qui donne la vie que par l’enfant qui reçoit la vie. La souffrance sera présente lors de notre passage de l’adolescence à l’âge adulte. Elle sera aussi présente dans nos différents projets au court de notre vie d’adulte. Elle continuera de nous accompagner dans notre vie de retraité. J’imagine qu’elle sera aussi présente lors de notre mort. Quand la souffrance frappe à ta porte, il vaut mieux lui ouvrir. Il ne faut pas l’ignorer, pas la nier, pas faire semblant que « c’est une simple grippe qui va passer rapidement ». Il nous faut l’apprivoiser, dialoguer avec elle, lui demander la raison de sa présence. Il y a des souffrances qui ont des remèdes connus : médicaments, opérations, exercices…nous devons les utiliser pour continuer à bien vivre et améliorer notre relation aux autres et à notre maison commune, comme dit le pape François. Je crois que la pandémie actuelle fait partie de ces souffrances qui n’ont pas de réponse immédiate, pas de remède connu. Cela nous invite à plus d’efforts, plus de discipline, a plus de collaboration, a plus de prières. Comme chrétiens, disciples-missionnaire, nous sommes invités à vivre une espérance incarnée : en respectant les consignes de la santé publique, en gardant le moral, en communiquant notre joie de vivre ce moment difficile mais aussi gratifiant.

 

François Drouin, membre de l’équipe de pastorale