BIEN VIVRE L'ÉPREUVE, UN JOUR À LA FOI

 La FOI n'est pas un état de vie. Par expérience, c'est plutôt un cadeau pour ma vie. La tradition chrétienne qui est la nôtre fonde la FOI sur l'au-delà de la croix. Elle ne nous propose pas de réagir à la douleur comme si elle n'existait pas, bien au contraire. L'épreuve est partie intégrante de la vie. L'enseignement de l'écriture sacrée nous dit son accompagnement, sa présence. Toutes nos histoires personnelles peuvent témoigner de l'impact vécu en assumant sa vie avec courage, telle qu'elle est donnée.

L'épreuve n'est pas toujours que destructive. Le temps nous permet de l'apprendre. L'épreuve de la Convid-19 ne nous entraine pas seulement dans une pandémie où le monde baigne dans l'insécurité, le changement. Nous voyons défiler sur nos écrans de télévision et sur les réseaux sociaux comment l'indigence et la méfiance sont présentes partout, les valeurs d'autrefois sont confrontées, rejetées sans apporter de solutions aidantes et positives.

À nous de vivre le respect, la bienveillance et la dignité d'abord pour nous-même et pour toutes les personnes. L'épreuve nous permet de réfléchir, d'analyser nos choix, d'arriver à sortir de soi pour nommer l'essentiel que nous voulons vivre. Notre année pastorale propose un thème interpelant : Bien vivre l’épreuve.

Moi, toi, nous, comment reprendre la route si la joie de vivre s'est éteinte et qu'avons-nous à espérer? Cela ne veut pas dire cesser de pleurer la perte ou le manque. Entendons Jésus nous dire : « Venez à moi, vous tous qui peinez et moi, je vous soulagerai ». Ouvrons la porte de notre cœur, en pensant différemment, avec plus de liberté. Acceptons ce qui s'impose pour que la vie spirituelle puisse rebondir en nous.

Confions-lui de ce que nous vivons, présentons-lui nos sentiments, notre désarroi, nos doutes. Jésus le Vivant est habité de la tendresse d'AMOUR de son Père, notre Père! Il nous connait, il comprend bien ce que nous vivons, parce qu'Il est toujours présent en chacun-e, même si nous en sommes pas toujours conscient-es. Prenons le temps de Lui dire et redire notre pauvreté, notre vulnérabilité, mais aussi notre confiance totale et notre reconnaissance pour le don de la FOI déposé gratuitement dans notre cœur, dans tout notre être.

Je suis son enfant bien-aimé-e ! Il me le répète sans cesse. En lui parlant, en méditant sa Parole, en demandant l'Esprit Saint. Comme Marie, ouvrons l'espace nécessaire de silence afin de recevoir son inspiration; sa lumière permettra à la semence de devenir féconde.

Oui, le courage, la paix, la sérénité reprendront place, peu à peu, dans l'engagement de qui nous sommes créés-es. Même s'il nous arrive de ressentir de l'impatience et de l'impuissance, un jour à la FOI, osons choisir l'attitude confiante et le moyen possible pour traverser la durée de l'épreuve et apporter l'effort mieux ajusté pour la BIEN VIVRE. Ensemble, soutenons-nous par la prière et l'affection fraternelle et notre Foi sera vivante.

 

Lise Turgeon, animatrice paroissiale.