Traverser la crise COVIDIQUE … un jour à la FOI CHRISTIQUE

Le sens énigmatique que prend crise COVIDIQUE aux impacts systémiques a inspiré notre équipe de pastorale à la problématiser théologalement ou spirituellement pour donner une réponse chrétienne à la question souveraine trottant silencieusement dans nos esprits. Quelle est la trame de fond de ce qui se trame dans le drame de cette pandémie planétaire ? Et, quel agir croyant devons-nous avoir par traverser cette épreuve? Hormis sa haute charge virale et létale attestée par l’hécatombe de plus de 1.000.000 de victimes et la hausse exponentielle de contagion généralisée, il y a lieu de dire avec le philosophe allemand : « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve. » Lue avec les lunettes théologales, la crise COVIDIQUE est une préalarme cataclysmique dont la face sacrée de sa face cachée est d’être une préalerte apocalyptique. En grec, le mot apocalypse est synonyme de révélation de ce qui est caché. Donc, la crise COVIDIQUE est révélatrice de nos prédations et des réparations possibles à faire. A preuve ! Les glaciologues – ceux qui étudient les glaces – voient dans le Covid-19 un signe annonciateur du cataclysme déjà prédit par eux en termes de sixième extinction de la planète terre. En outre, des prophètes de notre temps à l’exemple du Pape François, les catastrophes climatiques sont des signes des temps ou signes providentiels avertissant l’humanité que la mise en péril de notre planète, notre maison commune, débouchera à la mise en péril de notre vie. D’où l’urgence d’opérer un miracle thérapeutique. Celui-ci ne viendra pas du ciel ; mais il proviendra de la terre. Et, il s’appellera : le miracle de changement ou de conversion de vision prédatrice à la vision protectrice de la planète car le salut en Jésus-Christ n’est pas seulement anthropologique. Il est un salut cosmique. Dieu sauvera l’homme avec sa maison. Il faut une éco-vision avec la création au risque de sa perdition avec nous. Tenez ! Pas plus tard que la fin de l’année 2019, la médecine faisait le constat suivant : la destruction de nos écosystèmes s’accompagne de l’apparition des invisibles pathologies indicibles pour lesquelles elle ne dispose d’aucune expertise en matière de diagnostic et de thérapie. Ceci ajoute à l’inquiétude du quotidien l’incertitude du lendemain porteuse de l’épidémie des maladies mentales. Une des conséquences collatérales de la crise COVIDIQUE est l’érosion de la santé mentale porteuse de cette pathologie moderne généralisée appelée : ÉCO-ANXIÉTÉ. A quel antidote se tourner ? L’histoire biblique nous offre sur le plateau de la science divine l’antidote par excellence contre toute désespérance dont la charge virale et létale consiste à bousiller le système immunitaire naturel. Il s’agit de l’ESPÉRANCE. L’espérance est ce masque invisible tissé par les fils de promesses divines aux vertus de luminothérapie porteuse de lumière qui réchauffe le système immunitaire vulnérabilisé. Pour ce faire, il faut nous mettre à l’école de nos ancêtres dans la foi qui ont traversé les expériences de désespérance en ayant une FOI christique ouverte aux promesses divines comme celle contenue dans le psaume 50, 15 : « Invoque-moi au jour de la détresse je te délivrerai et tu me glorifieras. » En ancrant cette certitude au fond de nous, nous nous couvrons de l’invisible masque invincible par l’angoisse de perdre le sens de la vie dont Dieu seul détient le secret.

Willy Léonard Nunga, membre de l’équipe de pastorale