« TOUT LE MONDE VEUT ALLER AU CIEL

MAIS PERSONNE NE VEUT MOURIR »

 

Nous avons aimé cette chanson. Mais comment atteindre la vie éternelle avec cette conviction figée qu'elle se présente à nous seulement après la mort. Le croyons-nous toujours ?

 

Le thème de notre Année pastorale nous propose de regarder la vie éternelle déjà présente  avec un cœur et des yeux neufs. Saint Jean (17, 3) rapporte les paroles de Jésus priant son Père : « La vie éternelle est qu'ils TE connaissent toi le seul véritable Dieu. » Et TE connaissent par expérience de foi chrétienne, par une vie de liberté, de fécondité, une vie pleine.

 

L'Équipe de pastorale SCG nous invite à prendre un chemin privilégié offert par le Fils  bien-aimé  Jésus,  se  présentant  « Je suis  le  chemin,  la vérité et  la vie. »  (Jn 14, 6). Tout au long de l'année nous irons à l'école de l'itinéraire éclairé soit par les Paroles bibliques, soit par les lumières du Ressuscité Vivant au cœur de notre vie ou encore par les témoins qui croisent nos routes humaines.

 

Passeports en mains, personnellement et communautairement, soyons des explorateurs cherchant, avec confiance, à découvrir et recevoir comment le don de la vie éternelle est présent en chacun de nous dès maintenant et pour l'éternité. En septembre, un groupe, Les ami(es) de la Parole,  sera formé.  Joignez-vous à nous et ensemble entreprenons le parcours !

Lise Turgeon, Animatrice paroissiale

LA VIE ÉTERNELLE EN QUELQUES MOTS…

Qu’est-ce que la vie éternelle ?

La vie éternelle, c’est la vie même de Dieu. Cette vie est donnée en la personne de Jésus Christ, le Fils de Dieu, par le moyen de la proclamation de l’Évangile : elle est reçue dans la foi en son nom.

Qui a la vie éternelle ?

Quiconque croit au Christ, mange le pain de vie, se détache de la vie en ce monde. Jésus est la vie éternelle : il a les paroles de la vie éternelle, il est la résurrection et la vie, il apporte la vie en abondance. Avoir la vie éternelle, c’est connaître Dieu et son envoyé Jésus. Dieu donne la vie éternelle qui est dans son Fils Jésus. Dieu nous promet la vie éternelle.  Le projet divin : nous entraîner à vivre la vie spirituelle à la hauteur de la vie éternelle

Comment faire l’expérience de la vie éternelle ?

1. être bon sans limite

2. croire en Jésus le Crucifié-Ressuscité

3. être en communion avec le Père dans l’Esprit

4. prier avec une confiance sans bornes

5. se nourrir de la Parole et du Pain de vie

6. se laisser aimer par Dieu

7. se donner jusqu’au bout, etc…

Ainsi comprise, la vie éternelle se vit au présent, et pas seulement après la mort

CARÊME 2020 Thème :

LA VIE ÉTERNELLE AU CŒUR DE NOS SOUFFRANCES

Tant de soucis nous affectent, au quotidien, dans nos vies personnelles, mais aussi dans la société bouleversée constamment par des conflits, des tensions, des maladies, des déceptions de toutes sortes.

Nous avons à vivre une sorte de carême perpétuel, et pas seulement dans le temps liturgique qui y est consacré : les mêmes dispositions durables doivent être constamment recherchées.

Ce thème nous rappelle qu’il faut constamment espérer, voir poindre à l’horizon la lumière de Pâques. Les sous-thèmes qui seront présentés dans le SCG par les membres de l’équipe de pastorales sont les suivants : 

La souffrance des conflits relationnels (Clément) 

La souffrance des maladies résistantes (Monique) 

La souffrance créée par les crises en Église (Lise) 

La souffrance que subit notre terre (Willy) 

La souffrance des migrants massacrés (François) 

La souffrance des tricheries politiques et économiques (Jean)

LA VIE ÉTERNELLE AU CŒUR DE NOS SOUFFRANCES

La souffrance fait partie de la vie humaine. On voudrait bien qu’il en soit autrement, mais ce n’est malheureusement pas possible.

Il arrive souvent qu’elle se loge au cœur de nos relations : relations avec nos familles, nos amis ou nos confrères ou consœurs de travail.

Qui dit relation, dit individus; qui dit individus, dit besoins; qui dit besoins, dit souvent conflits de besoins.

Ce que je veux, entre en conflit avec ce que veut mon enfant, mon parent, mon conjoint (ma conjointe) ou mon ami (e). On se perd alors dans des tsunamis émotifs où se glissent les jugements, les malentendus, les médisances, les sentiments d’abandon, de rejet ou de trahison. 

Combien d’enfants, qui n’attendent qu’à être aimés et protégés, sont négligés, maltraités, abandonnés. Combien d’enfants et d’adolescents qui aiment leurs deux parents, voient ceux-ci s’entredéchirer, se séparer et se voient poussés à choisir l’un au détriment de l’autre, alors qu’ils ne voudraient pas ça pour tout l’or au monde.

Combien de personnes âgées sont isolées, voire oubliées par leurs enfants trop occupés, qui s’ennuient et qui ne peuvent plus voir leurs petits enfants qu’ils chérissent. Après avoir tant fait et, parfois, après s’être tant sacrifiés, ils se sentent abandonnés et vivent cette situation comme une profonde ingratitude.

Devant la souffrance que faire, où trouver un peu d’espérance ? Jacques Lebreton, dans son livre Condamnés à l’espérance (p.40-41) nous dit qu’il est vain de se poser la question du pourquoi ; il faut se poser la question du comment : comment faire quand on souffre. Il ajoute que c’est plus constructif. 

Comment faire ! On peut aller chercher de l’aide. Exprimer ce que l’on vit, met déjà un certain baume sur notre mal. On peut aussi tenter de voir s’il est possible de résoudre notre conflit. Une auteure, Claudia Rainville (Métamédecine des relations affectives), dit qu’il est bon de se rappeler que très souvent la personne qui nous a blessé nous exprimait sa propre souffrance ou ne réalisait pas qu’elle nous faisait souffrir. Dialoguer, pardonner, se réconcilier, n’est-ce pas actualiser la vie éternelle ?  Et quand ça devient trop lourd, se tourner vers le Seigneur qui nous dit : Venez à moi vous qui peinez, vous qui ployez sous le fardeau et moi je vous soulagerai.

Clément Bilodeau, équipe de Pastorale

LA VIE ÉTERNELLE AU CŒUR DE NOS SOUFFRANCES

Par quoi notre expérience de la vie éternelle est-elle mise à l'épreuve?  Entre autres, par la maladie.  Oui, un jour elle vient, elle nous saisit.  Parfois, elle se dissipe et souvent elle s'installe, résistante, bouleversant notre manière de vivre.  Un questionnement surgit : comment vais-je assumer la maladie qui est mienne?  Y a-t-il un mode de souffrir chrétien?

 

Certes, il faut lutter contre la maladie grâce à la science de la médecine tellement perfectionnée de nos jours, mais il y a aussi moyen de se situer face à soi-même afin de découvrir toutes les forces insoupçonnées dont notre être est capable.  Alfred de Musset écrivait : « …nul ne se connaît s'il n'a pas déjà souffert ».

 

Souvent la maladie permet aussi de faire le point sur sa vie, la réorienter au besoin, lui donner un nouveau sens. Ce nouveau sens, le chrétien peut le trouver en puisant dans sa vie intérieure, là où se trouve son trésor de foi et d'espérance nourri par la Parole et l'Eucharistie. La maladie crée en lui un chemin qui permet à Dieu de venir à sa rencontre, favorisant ainsi une relation d'amour et de réconfort.

 

Comment Jésus se comporte-t-il devant les souffrants?  Jésus ne supporte pas la souffrance. Traversé par la compassion, Il met en œuvre la puissance qui l'habite pour faire échec à la souffrance et à la maladie en opérant plusieurs guérisons relatées dans l'Écriture.  De plus, lorsqu'Il envoie ses disciples en mission, Il leur dit : « Guérissez les malades ».  Jésus veut délivrer de la souffrance ses frères humains : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance. » (Jn 10,10) Il les rejoint dans la maladie, Lui, le Christ-Ressuscité.  

 

Il est vrai que notre expérience de la vie éternelle peut être ébranlée par la maladie mais, puissent les quelques réflexions ci-dessus nous permettre d'envisager les souffrances comme une source de biens spirituels car : La vie éternelle, c'est toi Seigneur qui nous la donnes, dans ta présence, ta parole, ton pain de vie. Ainsi, tu nous prépares à la communion parfaite avec toi dans ton ciel.

 

Monique Bourassa, équipe de pastorale